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littérature
Tranche de Vie

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TchatcheBlog: littérature

Catégorie : Tranche de Vie
Créé le :  10 févr. 2007 14h24 par laviolette
Modifié le :  31 mars 2007 16h15
Visité :  52 fois Cette semaine :  0 fois

Description :
poèmes trouvés sur les blogs,
tableaux créés par "création d'elva
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UN PETIT RIEN
Créé le : 31 mars 2007 16h15 Article posté par : Web

Un petit rien!

  

Un petit rien...

Un petit rien, c'est dire bonjour

A la voisine et aux amis.

C'est presque rien et c'est facile,

Cela rend la vie jolie.  

                                              

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Un petit rien,c'est dire merci

A celui qui vous rend service.

C'est presque rien, un petit mot de courtoisie

Qui rend heureux celui à qui il est dit. 

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Un petit rien, c'est un sourire

A distribuer sur son chemin

C'est preque rien, mais c'est beaucoup.

Cela rend heureux et c'est contagieux. 

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Un petit rien, c'est dire je t'aime

A la personne que l'on aime.

C'est presque rien,c'est important

L'amour s'entretien chaque jour. 

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Ces petits riens sont peu de choses,

Mais ils illuminent la journée

Ils donnent envie de partager le bonheur

Et cela,ça n'a pas de prix. 

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la mort
Créé le : 31 mars 2007 15h10 Article posté par : Web

La mort...

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La mort n'est rien!


La mort n'est rien,
je suis seulement passé dans la pièce d'à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.

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Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air triste ou solennel.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

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Priez, souriez,
pensez à moi,
priez pour moi.

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Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans une trace d'ombre.

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La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue?

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Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.

( Texte écrit par le Chanoine Scott )


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histoires
Créé le : 10 févr. 2007 14h34 Article posté par : Web

La petite fille aux allumettes

C'était le soir du 24 Décembre.
De gros flocons de neige venaient tapisser les trottoirs.
 Une petite fille marchait dans le froid, la tête et les pieds nus.
 Sa mère lui avait bien donné des pantoufles mais elles étaient trop grandes pour elle.
Elle les avait perdues en traversant la rue et un garçon était parti avec en courant...
Ses pieds gelés lui faisaient mal et ses mains étaient rouges et toutes engourdies.
Mais la pauvre fillette n'osait pas rentrer chez elle.
 Elle n'avait pas vendu une seule boite d'allumettes et son père la bâterait sûrement. Le vent glacial lui pinçait les joues et s'engouffrait dans son cou.
 Épuisée et transit par le froid, elle alla se blottir contre un mur au coin d'une rue.
 Elle avait si froid, la pauvre, si elle osait craquer une allumette, elle pourrait se réchauffer les doigts! "Juste une", pensa-t-elle, "papa ne s'en rendrait pas compte".
Alors elle en prit une dans un paquet et l'alluma.
La petite entoura la flamme de sa main et il lui sembla qu'elle se trouvait devant un gros poêle en fer où crépitait un bon feu.
Alors la fillette en craqua une autre.
 Cette fois-ci, elle éclaira le mur et put voir à travers ! Il y avait une grande table avec une jolie nappe et des bougies ;
de la vaisselle en porcelaine et au milieu, une belle oie rôtie fourrée de marrons et de pommes.
Comme elle sentait bon !
La petite fille tendit le bras pour y goûter mais ne toucha que le mur gris et froid.
Le festin avait disparu.
 Il ne restait qu'un bout d'allumettes noir et brûlé entre ses doigts.
Elle alluma encore une allumette et là, elle vit un immense sapin de noël.
Le plus beau qu'elle avait jamais vu.
 Il scintillait et ses branches étaient garnies de mille petites lumières. Mais l'allumette s'éteignit.
Le sapin disparut et ses lumières se changèrent en étoiles.
En levant les yeux au ciel, la petite vit une étoile filante et pensa à sa grand-mère qui était morte et qui lui avait dit :
 "Quant une étoile s'éteint, c'est une âme qui monte au ciel".
 Elle frotta une autre allumette et sa grand-mère apparut. "Oh grand-mère ! " s'écria la fillette", emmène-moi,
 je sais que tu partiras quand l'allumette s'éteindra, comme le poêle, l'oie rôtie et le sapin!"
Alors elle frotta une autre allumette, puis une autre et encore une autre pour retenir sa grand-mère.
 Elle en frotta toute une poignée et sa grand mère parut encore plus belle et plus grande. Alors elle prit la fillette dans ses bras et toutes deux s'envolèrent vers les étoiles où il ne ferait plus jamais froid.
 Le lendemain matin, on retrouva la fillette morte de froid, son petit corps à demi enseveli sous la neige.
 Elle avait le sourire aux lèvres et personnes ne sut ce qu'elle avait vu cette nuit-là, ni comment avec sa grand-mère elle avait rejoint les étoiles. FIN.

 

                                   Les belles histoires de

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Les Fées***

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                                  Les fées
 
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                 Il était une fois une veuve qui avait deux filles :

      L’aînée lui ressemblait si fort d'humeur et de visage,

que, qui la voyait, voyait la mère.

  Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses,

     qu'on ne pouvait vivre avec elles. La cadette,

   qui était le vrai portrait de son père pour la douceur et l'honnêteté,

était avec cela une des plus belles filles qu'on eût su voir.

Comme on aime naturellement son semblable,

cette mère était folle de sa fille aînée et,

  en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette.

Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse.

Il fallait, entre autres choses, que cette pauvre enfant allât,

deux fois le jour, puiser de l'eau à une grande demi-lieue du logis,

et qu'elle rapportât plein une grande cruche.

Un jour qu'elle était à cette fontaine,

il vint à elle une pauvre femme qui lui pria de lui donner à boire.

-"   Oui-da, ma bonne mère,

  " dit cette belle fille ; et, rinçant aussitôt sa cruche,

elle puisa de l'eau au plus bel endroit de la fontaine et la lui présenta,

soutenant toujours la cruche,

afin qu'elle bût plus aisément.

La bonne femme, ayant bu, lui dit :

"   Vous êtes si belle, si bonne et si honnête,

que je ne puis m'empêcher de vous faire un don ;

car c'était une fée qui avait pris le forme d'une pauvre femme de village,

pour voir jusqu'où irait l'honnêteté de cette jeune fille.

Je vous donne pour don, poursuivit la fée,

qu'à chaque parole que vous direz,

il vous sortira de la bouche ou une fleur,

ou une pierre précieuse.

  " Lorsque cette belle fille arriva au logis,

sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine.

"   Je vous demande pardon,

ma mère, dit cette pauvre fille,

d'avoir tardé si longtemps  " ;

et, en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux roses,

deux perles et deux gros diamants.

"   Que vois-je là ! dit sa mère toute étonnée ;

je crois qu'il lui sort de la bouche des perles et des diamants.

D'où vient cela, ma fille ?

(Ce fut là la première fois qu'elle l'appela sa fille.)

La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé,

non sans jeter une infinité de diamants.

"   Vraiment, dit la mère, il faut que j'y envoie ma fille.

Tenez, Fanchon,

voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur quand elle parle ;

ne seriez-vous pas bien aise d'avoir le même don?

Vous n'avez qu'à aller puiser de l'eau à la fontaine,

et, quand une pauvre femme vous demandera à boire,

lui en donner bien honnêtement.

- Il me ferait beau voir,

répondit la brutale, aller à la fontaine !

- Je veux que vous y alliez, reprit la mère,

et tout à l'heure. 

" Elle y alla, mais toujours en grondant.

Elle prit le plus beau flacon d'argent qui fut au logis.

Elle ne fut pas plus tôt arrivée à la fontaine,

qu'elle vit sortir du bois une dame magnifiquement vêtue,

qui vint lui demander à boire.

C'était la même fée qui avait apparu à sa sœur,

mais qui avait pris l'air et les habits d'une princesse,

pour voir jusqu'où irait la malhonnêteté de cette fille.

"   Est-ce que je suis ici venue,

lui dit cette brutale orgueilleuse,

pour vous donner à boire ?

Justement j'ai apporté un flacon d'argent

tout exprès pour donner à boire à Madame !

J'en suis d'avis : buvez à même si vous voulez.

- Vous n'êtes guère honnête,

reprit la fée, sans se mettre en colère.

Eh bien ! Puisque vous êtes si peu obligeante,

je vous donne pour don qu'à chaque parole que vous direz,

il vous sortira de la bouche ou un serpent, ou un crapaud. 

" D'abord que sa mère l'aperçut, elle lui cria :

"   Eh bien ! Ma fille !

- Eh bien ! Ma mère ! Lui répondit la brutale,

en jetant deux vipères et deux crapauds.

- O ciel, s'écria la mère, que vois-je là ?

C'est sa sœur qui est en cause : elle me le paiera  "   ;

et aussitôt elle courut pour la battre.

La pauvre enfant s'enfuit et alla se sauver dans la forêt prochaine.

Le fils du roi, qui revenait de la chasse,

la rencontra et, la voyant si belle,

lui demanda ce qu'elle faisait là toute seule et ce qu'elle avait à pleurer !

" Hélas, Monsieur, c'est ma mère qui m'a chassée du logis. 

" Le fils du roi,

qui vit sortir de sa bouche cinq ou six perles et autant de diamants,

lui pria de lui dire d'où cela lui venait.

Elle lui conta toute son aventure.

Le fils du roi en devint amoureux ;

et, considérant qu'un tel don valait mieux

que tout ce qu'on pouvait donner en mariage à une autre,

l'emmena au palais du roi son père,

où il l'épousa. Pour sa sœur,

elle se fit tant haïr, que sa propre mère la chassa de chez elle ;

et la malheureuse,

après avoir bien couru sans trouver personne qui voulut la recevoir,

alla mourir au coin d'un bois.         

Charles Perrault(1628_1703)

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Le conte de fée**

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Le Conte de Fée 

 Dans une forêt lointaine,

loin de toute civilisation vivait une jeune fille

à la chevelure dorée

et aux yeux aussi verts et profonds que la forêt.

Vous vous demandez sûrement ce que cette jeune fille fait dans les bois.

Et bien c'est une longue histoire qui remonte 16 ans plutôt.

 Dans une petite maison de campagne vivait une famille de modeste condition,

  le père de la famille travaillait comme menuisier

 et la mère servait une famille noble du pays.

C'était le temps où ni loi et ni règle s'opposaient aux plus riches.

Chacun pouvait traiter les pauvres comme des esclaves.

Le père, qu'on appelait Louis avait réussi tant bien que mal

à donner une vie agréable à sa famille.

Il était aimant et patient envers son jeune fils, Carl.

Or, un jour le malheur frappa la famille.

Carl tomba grièvement malade et succomba à la maladie,

laissant ses parents anéantis.

Malgré tout, la vie reprit peu à peu un cours normal,

le travail accaparait toute leur vie.

 Puis le malheur frappa de nouveau.

Le patron de Suzanne, la mère, s'éprit d'elle.

Mais elle aimait Louis par dessus tout.

 Comme il la voulait pour lui,

 il fit assassiner Louis et comme la loi le permettait,

pris Suzanne pour épouse.

Elle eut beau protester, crier et se débattre rien ni fit.

  Elle fit amener le soir même et le mariage fut célébré.

  D'autres malheurs l'attendaient.

  La première femme que son patron avait épousée était

extrêmement jalouse,

  elle la traitait en esclave et la frappait constamment,

  menaçant Suzanne de l'accuser d'adultère qui en ce temps-là était puni

  par la peine de goudron et de plume.

  Puis, un jour Suzanne fût enceinte, à la grande joie de son patron,

  Duc cardinal qui n'avait pas eu encore d'enfant de sa première femme.

  Mais au grand malheur de celle-ci,

  car voyez-vous elle était très avare et voulait avoir l'héritage.

  Puis vient le jour de l'accouchement,

  comme elle ne voulait pas qu'il ait un enfant,

  elle paya l'accoucheuse pour qu'elle fasse croire que l'enfant était mort né.

  Et la paya aussi pour qu'elle aille le porter dans une maison lointaine

  où vivait une vielle Hermite.

  Suzanne est morte quelque temps plus tard de chagrin...

  Dans le fond de la forêt,

une vielle dame solitaire ramasse des herbes

  qui lui serviront à préparer son repas et ses remèdes miracle.

  Elle ne se doutait pas que sa vie paisible et tranquille

  allait être à jamais changée en un seul instant.

  Elle entra dans la maison et entendit le son peu coutumier d'un enfant qui pleurait.

  Elle regarda partout autour d'elle et vit un petit bébé dans un landau.

  Tout de suite quelque chose en elle se réveilla,

  le désire d'être une mère,

elle jura qu'elle s'occuperait de l'enfant jusqu'à sa mort.

  Elle lui enseigna la vie en forêt, le nom de chaque plante,

de chaque fleur, de chaque animal.

  À 8 ans la petite fille qu'elle avait nommé Cassandre,

connaissait chaque coin de la forêt par cœur.

Elle était heureuse et épanouie.

  Pourtant au fil des années,

le manque de sa vraie famille se fit de plus en plus évident.

  C'est ce qui nous ramène 16 ans plus tard

à cette jeune fille à la chevelure dorée

  et aux yeux verts comme la forêt.

  Cassandre va bientôt connaître le secret de sa naissance

grâce à l'accoucheuse qui sur son lit de mort s'était confessée.

  Elle fit chercher Cassandre par un cavalier

qui trouva la jeune fille dans la maison indiquée.

  Quand il vit la belle jeune fille,

il en tomba amoureux.

  Il l'emmena au chevet de la dame

qui lui parla de la triste histoire de Suzanne

  et Louis et de la fin tragique que tous deux avaient connus,

  elle s'excusa à la jeune fille pour tout le mal qu'elle avait fait.

  Mais elle lui révéla aussi le Duc Cardinal était mort

  et qu'il avait laissé une fortune en héritage et

qu'il l'avait légué à son premier enfant.

  Et comme Cassandre était sa première fille,

tout l'argent lui revenait de droit.

  Cassandre alla chez la duchesse qui l'avait fait disparaître.

  Elle ne lui dit pas toute de suite qui elle était

mais elle fit comme si elle venait travailler pour avoir de l'argent.

  Pendant un an, elle fit le ménage, le repassage, l'époussetage.

  Quand elle vit que le moment était choisit,

  elle approcha la femme et lui parla de sa mère Suzanne.

  Devant de riches dirigeants amis du Duc,

  elle l'accusa d'avoir fait disparaître l'enfant

de la deuxième femme de son mari,

  causant ainsi sa mort.

  Elle avoua son crime et fut mise en prison.

  Cassandre prit possession de son bien

et quelque temps plus tard, épousa le jeune cavalier.

  Ils eurent beaucoup d'enfants et vécurent heureux

jusqu'à la fin de leur vie.

                                                                           MélanieCoutlée .

 

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La rose de Thé***

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La rose de Thé. 

La plus délicate des roses

Est, à coup sûr, la rose-thé.

Son bouton aux feuilles mi-closes

De carmin à peine est teinté.

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On dirait une rose blanche

Qu'aurait fait rougir de pudeur, 

   En la lutinant sur la branche,

 Un papillon trop plein d'ardeur.

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Son tissu rose et diaphane

 De la chair a le velouté ;

Auprès, tout incarnat se fane

 Ou prend de la vulgarité.

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Comme un teint aristocratique

Noircit les fronts bruns de soleil,

De ses sœurs elle rend rustique

 Le coloris chaud et vermeil.

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Mais, si votre main qui s'en joue,

A quelque bal, pour son parfum,

 La rapproche de votre joue,

  Son frais éclat devient commun.

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 Il n'est pas de rose assez tendre

  Sur la palette du printemps,

Madame, pour oser prétendre

Lutter contre vos dix-sept ans.

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 La peau vaut mieux que le pétale,

Et le sang pur d'un noble cœur

Qui sur la jeunesse s'étale,

De tous les roses est vainqueur !

Théophile Gautier (1811_1872)

 

 

 
 
o nuit.....***
 
 
 

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 Ô nuict, heureuse nuict, plus blanche que l'aurore

 

                

           

                     Ô nuict, heureuse nuict, plus blanche que l'aurore,

                           Plus belle que le jour par son astre esclairé,

                      Qui pour nous faire voir ce Christ tant desiré,

                          Ouvrez en même temps le ciel, la terre encore.

                                                   

                     Chasse Loing de mon cœur ce froid, qui le dévore,

                               Et ces obscurs brouillas dont il est entouré,

                               Afin qu'à ceste fois par tes feux espuré,

                               Il coure voir son Dieu, et le voyant l'adore.

                                                 

                     Ja des Anges j'entends les langages nouveaux,

                 Que m'enseignent le beuf, et l'asne, et les drapeaux.

                           Ô quelle humilité, quel amour, quelle grace !

                     Mais que me vaut, mon Dieu, de te voir tel object,

                               Si ton œil ne me rend plus capable suject,

                         Pour qui ton œil ça-bas ait daigné prendre place !

                                     Antoine Favre (1557-1624)

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La Fée de la rivière Ouysse

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        La fée de la rivière Ouysse

Un cheval, un jeune et beau cavalier sifflotant sur le chemin de Thémines,

  voilà comment commence mon histoire.

Une vieille "fatsilière", noire et ridée, une de ces antiques fées gauloises,

l'arrête en saisissant la bride de son cheval.

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  La vieille réclame un baiser.

- "Ne la contrarions pas", se dit le chevalier.                                                                  Il en est aussitôt récompensé car la vieille fée satisfaite                                            lui tend alors une superbe turquoise.

- "Donne-la à la dame de tes pensées et quand tu seras en danger,                          la pierre pâlira et conduira ta mie, saine et sauve, là où tu seras."

Le chevalier des Arnis, puisque tel est son nom,                                                           s'empressa d'obéir à la "fatsilière" bienfaisante et                                                       passa la bague au doigt de sa fiancée Gayette.

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A quelques temps de là, par un chaud après-midi d'été

Il voulut se désaltérer dans les eaux fraîches et                                     

limpides de la rivière Ouysse.

C'est alors qu'une force inconnue l'entraîna vers le fond

et qu'il se trouva bientôt au milieu d'ondines forts jolies

 entourant un trône où siégeait la plus belle d'entre elles.

- "Je suis la fée de l'Ouysse" dit-elle.

- "Tu es mon prisonnier ; à moins que tu ne me donnes un baiser,                             qui, seul, pourra rompre le sortilège qui me tient enfermée ici."

- "Dame, je ne trahirai pas ma mie !"

- "Eh bien ! Qu’on l'enferme !"

Et le chevalier se retrouva au fond d'une prison sombre et humide.

C'est alors, qu'au doigt de son amie, la turquoise pâlit

et qu'une force magique

 la guide vers la rivière puis l'entraîne jusqu'au fond.

A sa vue, la fée de l'Ouysse entre dans une violente colère et,                

comme la jeune fille ose lui réclamer son fiancé,

elle la fait jeter avec lui au fond du même cachot.

Il faut vous dire que cette fée de l'Ouysse, malgré sa très grande beauté,

était une mauvaise fée punie par la reine des fées,                                                      pour avoir usé de ses pouvoirs forts méchamment.

Elle avait, en effet, causé la mort d'un jeune homme et de sa fiancée

parce qu'il avait osé dédaigner son amour.

Depuis, la reine des fées la tenait enfermée sous l'eau,                                               sans voir le jour,                                                   

aussi sa colère était-elle grande et ne laissait place à aucune pitié                         pour les deux jeunes gens.

Ceux-ci, persuadés qu'ils ne pourraient L'inflèchir,

entreprirent de s'enfuir de leur sombre cachot ;

mais en vain ;                                                                                                                        la méchante fée les rattrapa

et lance au poing voulut tuer le chevalier désarmé.

Mais, sa fiancée, courageusement, s'interposa.

La fée, stupéfaite, d'un tel courage,                                                                                  attendrie par cette preuve d'amour,                                                                                 lâcha sa lance.

Le chevalier, soulagé, heureux qu'elle ait ainsi épargné son amie,

lui donna aussitôt un baiser spontané et reconnaissant.

Le maléfice avait pris fin;

la pitié avait pénétré dans le cœur de la fée de L'Ouysse

qui pouvait enfin ressortir à l'air  libre,

jurant qu'elle ne recommencerait jamais, tandis que les jeunes gens, heureux, s'en allaient vers leur bonheur terrestre.

 Fin.

 

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La sorcière et la fée

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La sorcière et la Fée.

   

Il était une fois, une sorcière et une fée qui vivaient au pays de Passe-montagne.

Le pays s'appelait ainsi car il fallait passer une montagne pour y arriver,               quel que soit l'endroit d'où l'on venait.

La sorcière et la fée se connaissaient depuis longtemps car elles avaient toutes deux fréquenté l'USSE (Université de Science des Sortilèges et Enchantements).

Dévila, la sorcière, n’était pas méchante, elle venait d'une haute lignée de sorciers.

Elle avait naturellement opté pour des études de sorcellerie.

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Angéla la fée, venait d'une famille de paysans.

Comme elle s'intéressait beaucoup à la nature, elle avait voulu apprendre la magie.

La puissance de la magie vient souvent d'une grande connaissance de la nature.

Une fois leurs études terminées, Dévila et Angéla avaient décidé de s'installer dans leur pays pour aider les gens qui le leur demanderaient.

Dévila s'était installée au Nord, qui est le point cardinal réservé aux sorciers Angéla s'installa à l'antipode, au sud.

Chacune d'elle recevait les paysans, les rois, les jeunes filles et les animaux qui avaient besoin de conseils ou d'un peu d'aide.

Mais elles étaient folles de rage l'une envers l'autre car ce que disait la fée était contredit par la sorcière et vice et versa.

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D'une façon générale, Dévila donnait des conseils un peu rudes car, d’après elle,

il fallait lutter pour obtenir ce que l'on désire.

Angéla, elle, pensait tout résoudre par la douceur et le dialogue.

Mais les pauvres gens qui demandaient de l'aide à l'une des deux et mettaient en pratique ses conseils, ne tardaient pas à voir arriver l'autre qui leur disait que ce n'était certainement pas la bonne solution.

Ainsi, un paysan qui avait consulté les deux magiciennes avait quitté le pays avant de devenir fou car elles n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur la manière de résoudre son problème.

Cette situation avait tendance à se généraliser.

Les gens quittaient le pays ou abandonnaient leurs projets, ne sachant pas qui écouter.

D’autant qu'ils n'osaient vexer ni la sorcière ni la fée.

Un  jour Angéla se rendit sur les terres d'un paysan qui était venu la voir.

Sa terre ne rendait plus, le blé ne poussait pas.

Angéla lui avait conseillé de changer de culture pour une année, en semant des graines de tournesol au lieu de semer du blé comme les autres années.

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Ce système permettrait à la terre de se régénérer.

Quelques instants après l'arrivée d'Angéla, Dévila apparut elle aussi dans le champ.

Elle n'eut pas peur de dire, devant sa rivale, qu'il valait mieux brûler le champ pour rendre la terre fertile.

Angéla rougit de colère :

" Cette fois c'est assez, je te propose un combat de magie pour savoir qui de nous deux à raison."

Dévila accepta tout de suite.

Bien qu'elle ne se soit pas exercée à ce jeu, depuis l'école, elle était si sûre de gagner qu'elle offrit à Angéla de commencer.

La fée prononça une formule :

" Par l'oiseau blanc qui vole au-dessus des collines, que ce champ soit rempli de tournesols et que l'on voit si la terre est fertile."

Elle fit semblant de semer des graines et au bout de quelques instants le champ fut rempli de tournesols.

On vit s'accélérer les saisons et elle fit semblant de semer du blé.

Peu après, le champ fut recouvert d'un beau blé qui faisait des vagues sous le vent.

Le paysan était ravi !

Angéla ôta l'illusion et le champ retourna à son état normal.

La sorcière, très en colère, prit son tour et dit :

 " Par Vulcain, maître des arts et du feu, que ce champ soit brûlé et que l'on voit s'il est fertile."

Elle leva les bras vers le ciel et les rabaissa violemment en soufflant sur le champ qui s'embrasa.

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Lorsque le feu s'éteignit, elle fit semblant de semer du blé.

Au bout de quelques instants le champ fut recouvert du blé le plus doré que le paysan ait jamais vu, à tel point qu'il crut que le blé était d'or.

Il se jeta sur le champ mais Dévila ôta l'illusion et le champ retrouva son aspect normal.

Puis elle éclata d'un rire triomphant.

Angéla entama une nouvelle manche au combat de magie en transformant Dévila en grenouille.

Dévila la transforma en lézard.

Elles se transformèrent mutuellement à une cadence de plus en plus rapide.

Le paysan, pris de peur, s'enfuit de son champ et courut droit au village où il raconta son aventure.

Dans le champ, le combat continuait de plus belle.

On voyait les effets de leurs tours de magie à plusieurs lieues de là.

Il y avait la foudre et la tempête, invoquées par Dévila, mais aussi le vent et la pluie qu'Angéla avait appelés à son secours.

Tout ce remue-ménage faisait beaucoup de bruit et le peuple de Passe-montagne sentait croître son angoisse sans pouvoir prendre un parti ou un autre.

Les méthodes de la sorcière, bien qu'un peu rudes, étaient toujours aussi efficaces que celles de la fée.

Le combat dura plusieurs jours.

A la septième heure du septième jour, un éclair formidable transperça le ciel et retomba dans un fracas monstrueux sur les pics des montagnes environnantes...

Puis il n'y eut plus rien que le silence…

Atterrés, les habitants du pays se réunirent pour se mettre en route vers l'endroit de la bataille, persuadés que la fée et la sorcière étaient mortes.

Mais avant qu'ils partent, le roi leur fit dire d'attendre que lui-même s'y soit rendu.

Puisqu'il était le roi, il voulait être le premier à voir les dégâts causés à cette partie de son royaume par les deux ennemies.

Lorsque il y arriva, il aperçut les deux magiciennes, agrippées l'une à l'autre, qui se roulaient par terre, avec des gestes désordonnés.

Elles étaient dans un état de saleté épouvantable.

Il descendit de son cheval en voltige et courut vers elles pour les séparer.

Quand il fut à dix pas, il entendit fuser leurs rires.

Elles ne se battaient pas !